samedi 2 juillet 2016

Reconnaissance à Marie

Saint Louis-Marie Grignion de Montfort est l'auteur de ce beau cantique. Il y prêche la dévotion du saint esclavage, dont l'essence même consiste à aller à Jésus par Marie, faisant toutes nos actions en elle et par elle. Nous reconnaissons ainsi notre indignité d'approcher directement de la Majesté suprême; de plus, étant appuyés de la puissante intercession de Marie nous ne pourrons pas être rebutés dans nos demandes. Pour revenir au cantique, après y avoir loué Marie pour tout ce dont nous lui sommes redevables, on y proclame qu'il n'est pas de plus grand bonheur que de la bien servir fidèlement; puis on y explique que l'on trouve dans sa sainteté tout ce qui manque à notre indigence, qu'elle est un refuge assuré pour se garantir de toute atteinte du péché, qu'elle secourt toujours ceux qui l'invoquent, et qu'ainsi nous ne devons jamais perdre courage dans tous nos combats, ayant au ciel une si puissante protectrice.

Premier couplet du cantique avec partition pour quatre voix mixtes :

 


Pour écouter ce chant en entier, il est possible d'effectuer un téléchargement MP3 payant (sélectionner dans ce cas l'option "6- Reconnaissance à Marie") ou encore d'acheter un CD audio contenant d'autres chants du même recueil.


Couplet musical en boucle pour accompagner les chanteurs :

 


 

Paroles du cantique avec indication des liaisons :

 

Un pied souligné est à maintenir durant le chant sur la note suivante.

1
Que mon âme chante et publie,
À la gloire de mon Sauveur,
Les nombreux bienfaits de Marie
Envers son pauvre serviteur.
Que ma voix, semblable au tonnerre,
Puisse proclamer en tous lieux
Que les plus heureux de la terre
Sont ceux qui la servent le mieux.

2
Marie est ma grande richesse
Et mon tout auprès de sus ;
C’est mon bonheur, c’est ma tendresse,
C’est le trésor de mes vertus.
Elle est mon arche d’alliance
Où je trouve la sainteté ;
Elle est ma robe d’innocence
Dont je couvre ma pauvreté.

3
Elle est mon divin sanctuaire
Où je trouve toujours sus ;
Je l'y prie au nom de ma Mère,
Je n’y crains jamais de refus.
Elle est ma ville de refuge
Où je ne suis point outragé ;
C’est mon arche dans le déluge
je ne suis point submergé.

4
Je suis tout dans sa dépendance
Pour mieux dépendre du Sauveur,
Laissant tout à sa Providence :
Mon corps, mon âme et mon bonheur.
Quand je m’élève à Dieu, mon re,
Du fond de mon iniquité,
C’est sur les ailes de ma Mère,
C’est sur l’appui de sa bonté.

5
Pour calmer Jésus en colère,
Avec Marie il est aisé ;
Je lui dis : Voilà votre Mère !
Aussitôt il est apaisé.
Cette bonne Mère et Maîtresse
Me secourt partout puissamment,
Et quand je tombe par faiblesse
Elle me relève à l’instant.

6
Quand mon âme se sent troublée
Par mes péchés de tous les jours,
Elle est toute pacifiée
Disant : Marie, à mon secours !
Elle me dit, dans son langage,
Lorsque je suis dans mes combats :
Courage, mon enfant, courage !
Je ne t’abandonnerai pas.

7
Elle me rend pur et fertile
Par sa pure fécondité ;
Elle me rend fort et docile
Par sa profonde humilité.
Je vais par Jésus à son re,
Et je n’en suis point rebuté ;
Je vais à sus par sa Mère,
Et je n’en suis point rejeté.

8
Je fais tout en elle et par elle :
C’est un secret de sainte
Pour être à Dieu toujours fidèle,
Pour faire en tout sa volonté.
Suppléez, chrétiens, je vous prie,
À ma grande infidélité :
Aimezsus, aimez Marie
Dans le temps et l’éternité.


Téléchargement des paroles :