dimanche 22 mai 2016

La Providence

Rien n'arrive dans ce monde sans que Dieu ne l'ait prévu et permis dans son infinie sagesse; c'est pourquoi nous devons nous remettre sans inquiétude entre ses bras, sûrs que tout ce qui nous viendra de sa main sera toujours le meilleur pour nous et qu'il ne nous laissera jamais périr. Si en effet sa providence veille aux besoins des petits oiseaux, si sa sollicitude s'étend jusqu'à l'herbe des champs, comment pourrait-il oublier l'homme qui se confie en lui? Chassant donc loin de nous toute crainte, ne cherchons qu'à lui plaire en toute chose et soyons assuré qu'en agissant ainsi son aide ne nous fera jamais défaut et que sa bonté miséricordieuse ne manquera pas après cette vie de nous conduire auprès de lui dans son céleste royaume.

Premier couplet du cantique avec partition pour quatre voix mixtes :

 



Couplet musical en boucle pour accompagner les chanteurs :

 


 

Paroles du cantique avec indication des liaisons :

 

Un pied souligné est à maintenir durant le chant sur la note suivante.

1
Ô douce Providence
Qui régis l'univers,
Dont la main nous dispense
Tant de trésors divers !
Qui pourrait méconnaître
L'auteur de ces présents,
Et ne pas se remettre
Entre ses bras puissants ?

2
Ô sagesse profonde !
Qui veille en même temps
Sur les maîtres du monde
Et sur la fleur des champs !
Quelle douceur paisible
Préside à ses desseins !
Quelle force invincible
Conduit tout à ses fins !

3
Dans toute la nature
On voit briller ses dons,
Jusque sur la verdure
Et l'émail des gazons.
Il donne leur parure
Aux lis éblouissants,
Et fournit leur pâture
Même aux oiseaux naissants.

4
S'il verse ses richesses
Sur la fleur du printemps,
S'il étend ses largesses
Jusqu'à l'herbe des champs,
Que fera sa tendresse
Pour l'homme qu'il chérit,
Pour l'être où sa sagesse
Imprima son esprit !

5
Si ce Dieu qui vous aime
Accorde son secours
Au passereau lui-me
Dont il soutient les jours,
Auteur de la nature,
Mettra-t-il en oubli
L'homme, sa créature
La plus digne de lui ?

6
Oui, sa sollicitude
Veille à tous nos besoins ;
Sans nulle inquiétude
Confions-lui nos soins.
Notre Dieu, c'est un père
Qui nous porte en son cœur,
Et la plus tendre re
N'eut jamais sa douceur.

7
Avant tout, ô mon âme !
Cherche sa sainte loi ;
Que son amour t'enflamme :
Tout le reste est à toi.
Doucement endormie
Sur son sein paternel,
Tu quitteras la vie
Pour t'envoler au ciel.


Téléchargement des paroles :