mercredi 20 avril 2016

Pensées du chrétien

Dès les premières lueurs du jour, tournant déjà sa pensée vers Dieu, le bon chrétien s'empresse avec un amour filial de lui offrir son cœur. Afin de ne pas cesser de lui plaire, il veille à conserver en tout temps son innocence en se soumettant docilement à sa loi et en pratiquant fidèlement toutes les vertus. Vient-il par malheur à tomber? Il demande humblement pardon et par sa pénitence recouvre l'amitié divine. Ne s'attachant point à ce monde présent, il aspire ardemment à la patrie céleste, étant confiant d'y parvenir un jour s'il persévère dans la grâce de Dieu. Enfin, quand la journée s'achève, avant de s'endormir, il songe à sa dernière heure et implore le secours de son Sauveur afin qu'il ne soit jamais surpris par la mort en état de péché.

Premier couplet du cantique avec partition pour quatre voix mixtes :

 



Couplet musical en boucle pour accompagner les chanteurs :

 


 

Paroles du cantique avec indication des liaisons :

 

Un pied souligné est à maintenir durant le chant sur la note suivante.
Une syllabe muette entre parenthèses signifie qu'on peut éventuellement la chanter

en omettant la liaison (ou, pour la syllabe entourée du signe +, en remplaçant
les deux liaisons qui la précède par une seule située sur le pied en gras);
marquer alors la fin du mot en faisant un cours silence.

1
Dès que je vois reparaître l'aurore,
Je pense au Dieu, suprême créateur ;
Je le connais, je l'aime, je l'adore,
Et c'est à lui que je donne mon cœur.

2
Ce Dieu puissant protège notre enfance,
Soutient nos pas encore chancelants ;
Il aime en nous la candeur, l'innocence
Et les vertus bien plus que les talents.

3
Pour éclairer notre faible jeunesse,
Il nous instruit de ses divines lois :
Nous recevons le don de la sagesse,
Si notre cœur est docile à sa voix.

4
Ses saintes lois interdisent les crimes
Qui du chant préparent le malheur.
Un jour, pécheurs, plongés dans les abîmes,
Vous pleurerez votre coupable erreur.

5
Mais Dieu pardon(ne) à celui qui l'offense
Quand il renon(+ce+) à ses iniquités :
Un cœur contrit peut, par la pénitence,
Fléchir les cieux qu'il avait irrités.

6
Oh ! que j'aspi(re) aux biens de l'autre vie !
À chaque instant j'y porte mes désirs ;
Errant, banni, si loin de ma patrie,
Puis-je ici-bas goûter quelques plaisirs ?

7
Quand le soleil termine sa carrière,
Je me souviens du terme de mes jours ;
Je me prépa(re) à mon heure dernière ;
De mon Sauveur j'implore le secours.


Téléchargement des paroles :

 

dimanche 10 avril 2016

Reconnaissance

Ayant été comblés dès notre enfance des bienfaits du Seigneur, nous ne devons jamais cesser de les rappeler à notre mémoire afin d'exciter en nous de vifs sentiments de reconnaissance: que serions-nous devenus en effet si Dieu ne nous aurait pas assistés continuellement de sa grâce, nous pressant tendrement de ne pas l'abandonner quand nous allions nous éloigner de lui, nous tendant la main pour nous relever lorsque nous étions tombés, et nous protégeant toujours si nous lui restions fidèles? Laissons-le donc agir sans résistance en nous, et l'amour dont il nous remplira alors nous fera trouver insipide tous les plaisirs du monde, si bien que les méprisant, nous ne mettrons plus notre joie qu'à bien servir ce bon Maître qui, comme il l'a promit, ne manquera pas de récompenser magnifiquement dans son séjour éternel ses fidèles serviteurs.

Premier couplet du cantique avec partition pour quatre voix mixtes :

 



Couplet musical en boucle pour accompagner les chanteurs :

 


 

Paroles du cantique avec indication des liaisons :

 

Un pied souligné est à maintenir durant le chant sur la note suivante.
Une syllabe muette entre parenthèses signifie qu'on peut éventuellement la chanter
en omettant la liaison qui suit et en faisant un court silence pour marquer la virgule.

1
Seigneur, dès ma première enfance
Tu me comblas de tes bienfaits :
Heureux si ma reconnaissance
Dans mon cœur les grave à jamais !

REFRAIN :
Le monde, le monde trompeur et volage
En vain m'offrirait sa faveur ;
Je n'en veux point : tout mon partage
Est de n'aimer que le Seigneur. (bis)

2
Dieu règne en père dans mon âme,
Il en remplit tous les désirs ;
Et l'amour pur dont il m'enflamme,
Vaut seul mieux que tous les plaisirs.

3
Si je m'égare, il me rappelle ;
Si je tom(be), il me tend la main ;
Il me protège sous son aile,
Il me réchauffe dans son sein.

4
Si je suis constant et fidèle
À conserver son saint amour,
Une récompense éternelle
M'attend dans son divin séjour.

5
Chrétiens, ne vivons sur la terre
Que pour être reconnaissants ;
Le Seigneur a le cœur d'un père,
Brûlons de l'amour des enfants.


Téléchargement des paroles :

 

dimanche 3 avril 2016

À notre bon ange

Dans ce cantique montfortain consacré à l'ange gardien, après un salut affectueux à cet esprit céleste, nous le prions de ne point permettre que nous commettions sous ses yeux le péché; puis nous pressons cet ami très fidèle de veillez avec un soin diligent sur notre âme et sur notre corps, nous aidant à repousser courageusement les tentations du démon, nous soulageant dans les maux que nous souffrons, nous soutenant dans nos épreuves, nous éclairant dans nos difficultés et nous dirigeant sans cesse dans les sentiers du bien. Et puisque après Jésus et Marie c'est à lui que devons le plus de bienfaits, nous lui offrons en retour nos faibles louanges et notre amour et le supplions de ne point cesser de nous assister qu'il ne nous ait conduit avec lui au paradis.

Premier couplet du cantique avec partition pour quatre voix mixtes :

 


Ce cantique peut également être écouté intégralement ici.


Couplet musical en boucle pour accompagner les chanteurs :

 


 

Paroles du cantique avec indication des liaisons :

 

Un pied souligné est à maintenir durant le chant sur la note suivante.

1
Mon bon Ange, je vous salue,
Je vous crois présent en ce lieu :
Ne souffrez pas qu'à votre vue
J'ose jamais offenser Dieu.

2
Je vous salue et vous révère
Comme un Prince du Paradis,
En qui je trouve un tendre père,
Le plus fidèle des amis.

3
Plein d'amour, vous veillez sans cesse
Et sur mon âme et sur mon corps ;
Et lorsque l'ennemi me presse,
Vous aidez mes faibles efforts.

4
De combien d'accidents funestes
Ne m'avez-vous pas préservé !
Sans vos bontés toutes lestes,
De quels biens je serais privé !

5
Assistez-moi de vos prières,
Éclairez-moi, guidez mes pas ;
Soulagez-moi dans mes misères,
Soutenez-moi dans mes combats.

6
Je vais, par Jésus, à son Père,
Je vais, par Marie, à Jésus ;
Mais après cette aimable Mère,
C'est à vous que je dois le plus.

7
Que vous rendrai-je, ô mon bon Ange,
Pour tant de soins et de bienfaits ?
Que Dieu supplée à ma louange,
Et vous glorifie à jamais !

8
Tenez-moi toujours compagnie
Dans ce monde où je suis banni,
Afin que dans l'heureuse vie
Je vous sois à jamais uni.


Téléchargement des paroles :