lundi 1 février 2016

Présentation de Notre-Seigneur

Quarante jours après la naissance de Jésus, Marie présente son divin Fils au Temple. Que de mystères à méditer en cet événement! Le souverain législateur se soumettant à la loi de Moïse; une mère sans tache venant se purifier, et cachant ainsi le privilège unique de sa virginité restée inviolée; un Dieu rédempteur racheté au prix de deux tourterelles... Et surtout, Jésus s'offrant comme victime à son Père pour nos péchés, anticipant déjà ainsi l'immolation sanglante du calvaire. C'est cet ultime sacrifice qui formera le principal glaive de douleur prophétisé dès en ce jour à Marie par Siméon et qui transpercera de part en part son cœur si tendre, lui acquérant ainsi le titre sublime de co-rédemptrice.

Premier couplet du cantique avec partition pour quatre voix mixtes :

 



Couplet musical en boucle pour accompagner les chanteurs :

 


 

Paroles du cantique avec indication des liaisons :

 

Un pied souligné est à maintenir durant le chant sur la note suivante;
si ce pied est aussi en caractère gras, il doit être tenu sur une troisième note.
Enfin, une syllabe muette entre parenthèses signifie qu'on peut éventuellement la chanter
en omettant la liaison ou en la réduisant s’il s’agissait d’une liaison à trois notes;
dans les deux cas, marquer la fin du mot en faisant un cours silence.

1
Ô prodige, ô merveil(le) ! un Dieu se sacrifie ;
À la loi se soumet un Dieu gislateur ;
Une mère est sans ta(che), elle se purifie
Et rachète un Dieu rédempteur.

2
À l'instant Jésus vient et victime et prêtre,
Sion, ouvre ton tem(ple) à la Divinité ;
Qu'aux ombres de la loi que tu vois disparaître
Succède enfin la vérité.

3
Le sang des animaux, offert en sacrifice,
Ne doit plus se verser dans tes jours solennels ;
Aux yeux du Tout-Puissant, pour calmer sa justice,
Un Dieu paraît sur ses autels.

4
Parmi tant de témoins de l'auguste mystère
Où Marie en secret adorait tes grandeurs,
Ô Verbe ! alors muet, qu'à ta divine Mère
Tu dévoilais de profondeurs !

5
Que de traits, Vierge sain(te), iront percer ton âme !
Quel glaive de douleur ! ô lugubres moments !
Cet Agneau dont l'amour te saisit et t'enflamme
Doit expirer dans les tourments.

6
À peine il voit le jour que, s'étant fait victime,
Déjà de son suppli(ce) il a fixé le choix ;
Il croîtra : mais son sang, pour expier le crime,
Sera versur une croix.


Téléchargement des paroles :