jeudi 24 décembre 2015

À l'Enfant Jésus

Basé sur l'air de douce nuit, ce cantique nous fait méditer sur les abaissements de l'Enfant-Jésus. Transportés en esprit au pied de sa crèche, nous apprenons en le contemplant l'excès de son amour qui le porte à se faire tout petit pour nous afin de nous élever jusqu'à lui. Ce tendre Enfant couché sur la paille qui ne peut ni parler ni se mouvoir, souffrant de la rigueur du froid et dépendant de ses parents, c'est le Dieu Tout-Puissant à qui tout obéit, la Sagesse éternelle qui d'une parole créa le monde, la félicité des anges infiniment heureux en lui-même; et il est là dans cette grotte obscure, réduit à une extrême pauvreté, auprès de sa Mère affligée de voir son Fils dans un si grand dénuement... Un tel exemple nous invite donc à nous détacher des biens de ce monde, pour ne nous attacher qu'à cet aimable Enfant.

Premier couplet du cantique avec partition pour quatre voix mixtes :

 


Pour écouter ce chant en entier, il est possible d'effectuer un téléchargement MP3 payant (sélectionner dans ce cas l'option "7- À l'Enfant-Jésus") ou encore d'acheter un CD audio contenant d'autres chants du même recueil.
Note: Ce cantique peut également être écouté gratuitement ici.


Couplet musical en boucle pour accompagner les chanteurs :

 


 

Paroles du cantique avec indication des liaisons :

 

Un pied souligné est à maintenir durant le chant sur la note suivante;
si ce pied est aussi en caractère gras et italique, il doit être tenu sur une troisième note.
Enfin, une syllabe muette entre parenthèses signifie qu'on peut éventuellement la chanter
en omettant la liaison et en faisant un court silence pour marquer la virgule.

1
Divin Enfant, (bis)
Devant la crèche où ma foi te contemple,
Je me prosterne en t'adorant
Comme l'Être infiniment grand :
Pour moi ton étable est un temple,
Divin Enfant.

2
Paisible Enfant ! (bis)
N'est-ce pas toi dont le bruyant tonnerre
Rendit le Sinaï fumant ?
Je te vois couché maintenant
Dans une grotte solitaire,
Paisible Enfant !

3
Auguste Enfant ! (bis)
N'est-ce pas toi qui dans ton être immense
Vois tout cet univers flottant ?
Ah ! combien faible cependant
Nous paraît ici ta puissance,
Auguste Enfant !

4
Ô tendre Enfant ! (bis)
Toi des élus la félicité même,
Des cieux le plaisir ravissant !
Ici, d'un entier nuement
Tu souffres la misère extrême,
Ô tendre Enfant !

5
Ô doux Enfant ! (bis)
Toi dont l'aspect fait le bonheur des anges,
Roi magnanime et si puissant !
Je te vois ici pendant,
Envelop de pauvres langes,
Ô doux Enfant !

6
Aimable Enfant ! (bis)
Verbe de Dieu que l'univers adore,
Dont la paro(le), en un instant,
Tira le monde du néant,
Ah ! tu ne peux parler encore,
Aimable Enfant !

7
Docile Enfant ! (bis)
Maître suprême à qui, dans la nature,
Tout obéit si constamment,
Ton plaisir sera maintenant
D'obéir à ta créature,
Docile Enfant !

8
Ô saint Enfant ! (bis)
Ta pauvreté, ton extrême bassesse,
Ne disent que trop hautement :
Anathème à l'attachement
Pour le monde et pour la richesse,
Ô saint Enfant !

9
Ô cher Enfant ! (bis)
Que ton sourire a d'attraits pour Marie !
Mais à te voir toujours souffrant,
Hélas ! d'un chagrin vorant
Sa belle âme est toute flétrie,
Ô cher Enfant !

10
Divin Enfant ! (bis)
Je vois l'effet de ton amour extrême
Dans cet état d'abaissement :
Tu descends jusqu'à mon néant,
Pour m'élever jusqu'à toi-même,
Divin Enfant !


Téléchargement des paroles :